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UX : Ne cherchez pas à changer les gens. Adaptez vous !

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UX : Ne cherchez pas à changer les gens. Adaptez vous !

Escalation par Christian DeKnock sur Unsplash
Escalation par Christian DeKnock sur Unsplash

En UX, l’erreur classique de conception, c’est de penser que les gens vont s’adapter à votre interface. Vous proposez une fonctionnalité innovante, vous inventez un petit process pour que les gens puissent s’en servir, et puis, finalement, une fois que vous réalisez vos tests utilisateurs, vous découvrez que personne ne fait rien comme vous le voudriez.
C’est le syndrome, entre autres, de l’escalator.
Une étude récente, réalisée dans le métro de Londres, montre que les gens utilisent mal l’escalator. Il y a ceux qui se reposent dessus et restent à droite. Et il y a ceux, les fonceurs, qui continuent à grimper les marches, quatre à quatre, pour gagner du temps. A Paris, c’est pareil.
Or, cette étude montre que ce fonctionnement n’est pas le meilleur pour fluidifier la foule et améliorer le meilleur débit. Si tout le monde restait sagement, deux par deux, sur l’escalator, en moyenne, le temps de passage par personne serait de 59s au lieu de 138s (voir les chiffres). Ceci incluant une légère perte de vitesse pour les marcheurs, mais un gain conséquent pour l’ensemble des passagers.
Et pourtant, vous pourriez essayer de forcer, d’éduquer, d’expliquer à tous ces braves gens la meilleure façon de faire, ils continueraient à faire comme avant.
J’y vois deux raisons :

  • La force de l’habitude. J’avais déjà montré dans un vieil article sur capitaine-commerce.com comme il est difficile de changer les habitudes. Et pour ceux qui n’en seraient pas convaincus, je les invite à découvrir l’histoire du clavier d’ordinateur Dvorak, édifiante à ce sujet
  • La difficulté à penser hors de soi. Demander aux marcheurs de ralentir pour assurer une meilleure fluidité de la foule est tout simplement impossible, car il n’en perçoive pas directement le bénéfice (qui d’ailleurs pour eux, est un sacrifice)

Les UX designers devraient bien réfléchir à cet exemple, car il leur indique de façon certaine qu’on ne change pas les humains pour s’adapter aux interfaces, mais bien qu’on doive créer des interfaces qui collent aux habitudes des humains. Toute la différence est là !
Et vous ? Vous êtes-vous déjà heurté à ce problème ?
Via Fastcodesign