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IA & UX : comment les designers travaillent avec l’IA
D’après le rapport 2026 de Designlab, l’état de l’intégration de l’IA dans le design UX et produit se caractérise par une transition majeure : nous sommes passés d’une phase d’expérimentation curieuse à une phase de normalisation professionnelle. L’IA n’est plus une nouveauté, mais un outil standardisé dans le flux de travail quotidien.

Une adoption massive et quotidienne
L’intégration de l’IA s’est considérablement intensifiée en un an. Selon le rapport, près de 60 % des designers affirment que l’IA est “modérément” ou “extensivement” intégrée à leurs flux de travail, contre 44,3 % l’année précédente.
À l’inverse, la résistance ou la non-utilisation a presque disparu : la part des designers n’utilisant pas du tout l’IA a chuté à seulement 6 %. L’utilisation de ces outils n’est donc plus l’exception, mais la norme, les designers y consacrant une part croissante de leurs heures de travail.
Le rôle de l’IA : un copilote, pas un remplaçant
Malgré cette omniprésence, l’IA ne dirige pas le processus de design. Le rapport souligne que l’IA est perçue comme un soutien plutôt que comme une directive.
- Le concept de copilote : les designers décrivent l’IA comme un puissant “copilote” qui augmente les capacités humaines sans les remplacer.
- Responsabilité humaine : l’intégration s’arrête là où le jugement humain commence. Les designers conservent la responsabilité de l’empathie, du jugement éthique et des résultats centrés sur l’humain. On observe une “maturation” où l’efficacité n’est plus la seule mesure du succès ; la confiance et la qualité priment.
Élargissement du champ d’application : du texte au visuel
L’une des évolutions les plus marquantes de 2026 est l’expansion de l’IA au-delà des tâches textuelles.
- Prototypage et wireframing : alors que l’IA était surtout utilisée pour la rédaction UX (UX writing) l’an dernier, elle pénètre désormais le cœur de l’exécution visuelle. L’utilisation de l’IA pour le prototypage et le wireframing a bondi de 20 % l’année dernière à 57,3 % cette année.
- Itération rapide : l’IA est massivement utilisée pour générer des variations de design et accélérer l’itération (38,4 % des designers produisent plus de variations grâce à elle). Cependant, les designers restent prudents quant à son utilisation pour le design visuel final et les actifs prêts pour la production, préférant l’utiliser pour l’idéation et l’exploration.
L’évolution de la stack d’outils
L’intégration se reflète aussi dans la diversification des outils. Si ChatGPT reste l’outil fondamental (utilisé par 83,5 % des répondants), il ne définit plus le paysage à lui seul.
On note une adoption stratégique d’outils complémentaires :
- Figma Make est devenu incontournable, utilisé par 71,4 % des designers, car il permet d’intégrer l’IA directement dans l’environnement de production visuelle.
- Les designers construisent désormais des “stacks” d’IA multi-outils, utilisant des LLM (comme Claude ou Perplexity) pour la recherche et des outils spécialisés pour le prototypage.
En résumé, l’état de l’intégration en 2026 décrit une industrie qui a dépassé le battage médiatique. Les designers intègrent l’IA de manière pragmatique pour gagner du temps sur les tâches routinières et l’itération, tout en maintenant des barrières strictes concernant la qualité finale et l’éthique.
