Blog

Retour aux articles

Essai de Galileo.ai, l’outil de génération de template par l’IA

Partager

Catégories

1376

Essai de Galileo.ai, l’outil de génération de template par l’IA

On avait déjà testé pour vous Relume et aujourd’hui, on s’attaque à son concurrent le plus direct : on a fait un essai de Galileo.ai

Illustration de l'article : essai de galileo.ai. Elle montre une jeune femme souriante.

Galileo.ai fait la promesse, tout comme Relume, de générer un site à partir d’un descriptif. Voici donc l’essai de Galileo.ai.

Plus exactement, Galileo est plutôt un outil de génération de wireframes soit à partir d’un prompt, soit à partir d’une image. Cela revient au même, car l’image est simplement analysée par une IA puis transformée en prompt. A partir de là, Galileo va faire le même travail de conception et, à partir d’un simple phrase générer plusieurs wireframes.

Essai de Galileo.ai : Une interface inspirée de chatGPT

L’interface ressemble beaucoup à celle de chatGPT à une différence près, c’est qu’il est possible d’éditer les wireframes qui sont générés. On retrouve la même organisation de page, ce qui n’est pas à l’avantage de Galileo, quand on considère l’ergonomie assez faible de chatGPT.

On l’a donc essayé pour vous et, honnêtement, on n’a pas été très emballé.

Deux mode de génération possible

Galileo.ai fonctionne sur le même principe technologique que Relume. C’est à dire qu’après avoir analysé un prompt, le programme se charge de générer des composants UI avec des images et du texte, eux aussi générés par une IA.

Evidemment, ça fonctionne parfaitement bien du moment qu’on ne cherche pas à avoir de résultats précis. C’est à dire que oui, l’IA sait générer un wireframe, mais c’est comme ouvrir un œuf surprise, on ne sait pas vraiment ce que l’on va obtenir.

Un outil très facile à prendre en main

Pour voir comment cela se passe, nous avons essayé de refaire le site de Wexperience.

Essai de Galileo.ai : saisie de prompt
Démarrage du dialogue avec Galileo

Notre premier prompt consiste à décrire ce que fait notre agence.

Le deuxième prompt est simplement une invite à générer notre site. Rien de plus facile et simple.

Essai de Galileo.ai : saisie de prompt
Galileo propose de lui même une arborescence de site et demande plus de détails. A ce stade là, nous pensons qu’il a déjà suffisamment d’informations pour se débrouiller.

Suite au premier prompt, Galileo propose de lui même une arborescence de page et de contenus. Il ne nous reste qu’à valider ou à ajuster la demande. Cela rappelle vraiment très fortement la manière d’interagir avec chatGPT.

Essai de Galileo.ai : affichage de la génération de templates
Interface de génération de wireframes. L’inspiration vient de Midjourney. 4 maquettes de pages sont générées en même temps. C’est beaucoup moins fun que ce que propose Relume où l’on voit se générer les pages devant nos yeux.

En quelques secondes, on récupère plusieurs propositions de maquettes mobiles.

Essai de Galileo.ai : affichage d'un résultat de génération de templates
Après quelques moulinets, le résultat apparait. Bien sûr, nous n’avons pas utilisé un prompt très précis… mais, étant donné l’interface sous forme de chatbot, ça aurait été assez compliqué et fastidieux.

Le résultat est plutôt simpliste et sans intérêt. Les maquettes proposées sont très génériques, et leurs contenus pas du tout spécifiques. On comprend alors que Galileo n’est pas du tout allé chercher les contenus de notre site actuel et propose une sorte de résultat standard sans grand intérêt.

On a d’ailleurs refait le test avec un autre sujet et le résultat n’est pas franchement plus convaincant.

Essai de Galileo.ai : exemple de template généré
Il n’est pas possible d’éditer directement les maquettes dans Galileo. Deux possibilités s’offrent alors : apporter quelques modifications à l’aide de boutons de raccourcis ou bien copier-coller la maquette dans Figma.

Modification des maquettes par prompts

Essai de Galileo.ai : exemple de prompt pour modifier une maquette
La manière la plus originale de modifier une maquette, c’est de pouvoir le faire à partir d’un autre prompt. Exactement comme dans Dall-E. C’est un avantage évident par rapport à Relume, car elle tire parti à plein des avantages de l’IA génératives.
Essai de Galileo.ai : exemple de prompt pour modifier une maquette
Exemple de prompt de modification d’une maquette.

Essai de Galileo.ai : exemple de maquette modifiée par un prompt
Après instruction à Galileo, la prise en compte du prompt n’est pas tout à fait complète. On avait demandé du jaune, mais rien n’a changé. Par contre, le bouton “Contactez-nous” a bien été ajouté.

Modification des maquettes par boutons de style

Essai de Galileo.ai : écran de modification des caractéristiques d'un template
Fonctionnalité intéressante de Galileo, la possibilité d’éditer les contenus d’un résultat avec quelques boutons de style.

L’outil semble vraiment s’adresser à des gens sans connaissance de conception plutôt qu’à des professionnels du design. Comme vous le voyez, le petit bouton Figma permet de copier-coller les templates dans Figma. C’est plus intuitif que dans Relume, mais ça ne permet pas de récupérer tous les wireframes en une fois.

Essai de la fonctionnalité de génération de maquette par insertion d’image

Galileo permet aussi de trouver de l’inspiration en utilisant d’autres maquettes de site. Par curiosité, nous avons aussi essayé cette fonctionnalité en proposant de refaire notre site en partant de sa homepage actuelle.

Essai de Galileo.ai : écran de génération de templates par l'injection d'une image
Interface de création de template à partir d’un autre template de site. Non seulement, il est possible pour l’utilisateur de télécharger une capture d’écran, mais il peut aussi y ajouter un prompt et paramétrer un thème.
Essai de Galileo.ai : résultat de génération de template
Résultat d’un template généré à partir d’une capture d’écran de template.

Nous n’avons fait qu’un essai, mais le résultat ne nous semble pas probant, tant il est éloigné de la proposition de départ. A tel point que l’on peut se demander l’intérêt d’une telle fonction.

Conclusion : un produit encore en gestation qui s’adresse à une population de non designers

Pour nous, Galileo.ai est encore loin d’être un outil utilisable. Le peu de tentatives que nous avons réalisées nous laissent vraiment sur notre faim.

Il faudra sans doute attendre encore pas mal de temps avant de pouvoir en tirer quelque chose, contrairement à Relume qui est vraiment exploitable.

On ne voit pas bien qui pourrait utiliser Galileo dans un mode projet. L’outil semble encore bien trop sommaire pour être exploité de manière professionnelle.


-->

Nouveaux articles